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Contexte et objectif | Activités | Structure de mise en œuvre

 

 

Contexte et objectif

Contexte

La région du Sahel et de la Corne de l’Afrique est confrontée à des défis de développement de plus en plus pressants. La détérioration de l’environnement a aggravé la situation. La majeure partie de la région est constituée de terres désertes ou arides, dont la plupart sont estimées dégradées. En plus de cela, la région a subi ces dernières années des sécheresses fréquentes et graves. Les changements climatiques récents sont susceptibles d’aggraver encore la désertification.

Comme les personnes à faible revenu de la région dépendent fortement des ressources naturelles, la sécheresse persistante a encore aggravé leurs conditions d’existence. La pauvreté dans la région pourrait davantage encore exacerber l’insécurité et l’accroissement des réfugiés. Traiter de façon appropriée ce problème de la désertification et renforcer la résilience au changement climatique sont essentiels pour que les pays de la région réalisent un développement durable tout en contribuant à la paix et à la stabilité dans la région et dans le monde. L’engagement de l’Agenda 2030 pour le développement durable à ne laisser personne en arrière ne pourra être tenu sans une croissance durable de la région.

En dépit de leur importance et de leur caractère d’urgence, les problèmes des sécheresses et de la désertification n’ont pas bénéficié d’une attention internationale suffisante, si bien qu’il n’a pas été mobilisé de financements appropriés pour résoudre ces problèmes. Le degré de priorité de la désertification et de la sécheresse doit être rehaussé dans les agendas de développement des pays africains.

Dans ce contexte, le gouvernement du Kenya, le gouvernement du Sénégal, la JICA et la CNULCD, avec les pays partenaires africains et les partenaires au développement, ont officiellement annoncé le lancement de cette initiative lors de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) à Nairobi en août 2016. Ils ont convenu de travailler ensemble à lutter contre la désertification pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) dans le Sahel et la Corne de l’Afrique, et pour contribuer à l’atténuation de la pauvreté ainsi qu’à une plus grande paix et une plus grande stabilité dans la région et dans le monde.

 

Représentation schématique de l’Initiative africaine

Représentation schématique de l’Initiative africaine

 

Objectif

Contribuer à rendre les pays et les communautés résilients face au changement climatique, par la promotion de mesures de lutte contre la désertification, dans le Sahel et dans la Corne de l’Afrique.

 

Cet objectif sera atteint en:buildingnetworks

1. Établissant des réseaux

Un solide réseau est établi entre les pays participants et les partenaires au développement afin de lutter contre la désertification et de renforcer la résilience face aux changements climatiques dans le Sahel et la Corne de l’Afrique, ainsi que de contribuer à une prise de conscience mondiale de la désertification.

 

CODEVAL2. Partageant les connaissances :

Les connaissances et les expériences en matière de lutte contre la désertification sont partagées pour rehausser l’efficacité des efforts engagés pour le développement dans la région.

 

 

 

3. Améliorant l’accès aux financements :

L’accès aux financements internationaux pour le développement disponibles est amélioré pour promouvoir les mesures de lutte contre la désertification dans la région.

Durée

6 ans : d’août 2016 (TICAD VI) à 2022 (année où devrait être tenue la TICAD VIII)

 

 

Activités

Activités principales

1. Ateliers annuels dans le Sahel et dans la Corne de l’Afrique
2. Événements / réunions de haut niveau à l’occasion de conférences internationales telles que les TICAD, les COP (conférences des parties) de la CNULCD
3. Développement d’outils et promotion de l’utilisation des outils existants pour soutenir la mise en réseau, le partage des connaissances et l’accès aux financements
4. Autres points
* Toutes les activités dans le cadre de l’AI-CD peuvent être mises en œuvre conjointement ou harmonisées avec d’autres initiatives apparentées prises par des organisations internationales / régionales.

 

Questions à traiter pour lutter contre la désertification

Les pays participants ont identifié les défis à relever ainsi que les bonnes pratiques à adopter pour les relever, pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS), comme indiqué dans le tableau 1, afin de développer des pays et des communautés résilients.

 

Défis et bonnes pratiques pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS)

No. Défis Bonnes pratiques à adopter pour lutter contre la désertification
1 Aménagement inadéquat du territoire • Aménagement du territoire coordonné et intégré
2 Dégradation des terres, Détérioration, destruction et pollution • Réhabilitation et restauration des terres grâce à des techniques de reboisement, de reforestation et de protection des terres.
• Stabilisation des berges des fleuves
• Agriculture intelligente face au climat
3 Dégradation de la Végétation • Techniques de replantation d’espèces résistant à la sécheresse
• Plantation d’espèces adaptées et ou d’enrichissement
4 Surpâturage • Amélioration des pâturages naturels
• Transhumance (identifier les meilleurs parcours de bétail, les ensemencer, aménager des points d’eau)
• Planification de la gestion des troupeaux
5 Faible recours à l’énergie propre • Reboisement d’espèces exotiques (bois- énergie)
• Promotion des énergies renouvelables (solaire, bio digesteur, éolienne)
• Techniques efficaces de conversion et d’utilisation de la biomasse ligneuse
6 Base génétique étroite • Amélioration génétique participative des semences
• Diversification des variétés
7 Dégradation des sols • Techniques appropriées de conservation des sols
• Stabilisation biologique des dunes de sable (filao, euphorbia, leptadenia pyrotechnica)
• Récupération des terres salées
• Lutte contre la salinisation des terres
8 Sécheresse/ Manque d’eau • Techniques de collecte et de conservation des eaux (digues, diguettes, micro barrages)
• Utilisation des eaux souterraines
• Aménagement de bassins de rétention
9 Pauvreté et vulnérabilité des ménages • Développer des activités génératrices de revenus (AGR)
• Accompagner les ménages en développant les services financiers de base (micro-crédits, système d’épargne et de crédit)
10 Faible implication communautaire dans la gestion des ressources naturelles • Promouvoir une gestion participative des ressources naturelles génératrice de bénéfices (revenus et services) aux populations
11 Faible vulgarisation des bonnes pratiques • Vulgarisation des approches relatives aux bonnes pratiques (visites d’échanges, sites de démonstration)
• Développer l’appui conseil pour une meilleure appropriation des bonnes pratiques par les populations
• Élaborer un recueil d’informations sur les bonnes pratiques

 

Structure de mise en œuvre

Pays participants

Les pays participant à l’Initiative africaine sont : 7 pays dans la Corne de l’Afrique et 8 pays au Sahel.

Corne de l’Afrique – Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya *, Somalie, Soudan du Sud, Soudan
Sahel – Burkina Faso, Cameroun, Tchad, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal *
(*) Hub régional de chaque région

 

Pays cibles de l’Initiative africaine

 

Les institutions et organisations impliquées dans l’Initiative dans les différents pays sont celles qui sont en charge des secteurs de la foresterie, de l’environnement, de l’élevage, de l’agriculture et des secteurs liés aux ressources naturelles.

 

Co-organisateurs

·Ministère de l’environnement et des ressources naturelles de la République du Kenya
·Conseil national de sécurité alimentaire du Sénégal
·Agence japonaise de coopération internationale (JICA)
·Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD)

* Pour la mise en œuvre de l’Initiative africaine dans la Corne de l’Afrique, le Gouvernement kényan, par l’intermédiaire du Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles et de l’Institut de recherche forestière du Kenya (KEFRI), en collaboration avec la JICA, organisera diverses activités dans le cadre du « Projet de renforcement des capacités pour la gestion durable des forêts en République du Kenya » (CADEP-SFM).

 

Secrétariat

Département de l’environnement mondial, JICA

 

Organisations partenaires

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Fonds pour l’environnement mondial (FEM), Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA)
L’Initiative africaine pour la lutte contre la désertification est un cadre juridiquement non contraignant et flexible. Toute organisation ayant la volonté de travailler avec elle pour lutter contre la désertification dans le Sahel et la Corne de l’Afrique est la bienvenue en tant qu’organisation partenaire. Il est attendu des organisations partenaires de l’Initiative qu’elles contribuent à l’Initiative en organisant conjointement des ateliers et des événements, en partageant leur expertise et leurs expériences, et en participant à toute autre activité conjointe pour accélérer les efforts de lutte contre la désertification dans la région.

 

Point focal des pays participants

Corne de l’Afrique 

  • Djibouti : M. Ahmed Mohamed Ali, Directeur de l’Agriculture, Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche, de l’Élevage et des Ressources Halieutiques
  • Érythrée : M. Heruy Asghedom, Directeur général, Département de la vulgarisation agricole, Ministère de l’Agriculture
  • Éthiopie : Dr. Teshome Tamerat, Ministère de l’Environnement, des Forêts et des Changements climatiques
  • Kenya : M. Richard Mwendandu, Directeur, Accords multilatéraux sur l’environnement, Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles
  • Somalie : M. Kenadid Mumin Cali, Directeur adjoint, Ministre d’État pour l’Environnement, Gouvernement fédéral de Somalie
  • Soudan : Dr. Abdelazim Mirghani Ibrahim, Secrétaire général, Conseil national pour la lutte contre la désertification
  • Soudan du sud : Dr. George Louise T. Tadu, Direction de la recherche et de la formation, Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire

Sahel

  • Burkina Faso : M. Alassane Gomni Toure, ingénieur des eaux et forêts, Ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique
  • Cameroun : M. Payang David, Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable
  • Tchad : M. Maïbe Komandje, Ministère de l’Environnement et de la Pêche
  • Nigeria : M. Bala Haruna Gukut, Directeur adjoint (Sécheresse et désertification), Ministère fédéral de l’Environnement
  • Niger : M. Ibro Adamou, Directeur général adjoint des eaux et forêts, Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
  • Mali : M. Abdoulaye Kante, Agence de l’environnement et du développement durable
  • Mauritanie : M. El Hor Mohamed, Chef de division Chasse,Abou Direction de la Protection de la Nature
  • Sénégal : M. Baidy Ba, Directeur des Eaux, Forêts, Chasses et de la Conservation des sols, Ministère de l’Environnement et du Développement durable