[KENYA-JICA] Le Projet de Renforcement de la Résilience Communautaire contre la Sécheresse au nord du Kenya

✔ ELEMENT CLE:

Autonomiser les communautés afin qu’elles prennent leur propre initiative pour réduire les risques de sécheresse

Résumé du Projet

“Du temps de mon grand-père, la sécheresse survenait une fois tous les 20 ans. Du temps de mon père, elle survenait une fois tous les 10 ans. Maintenant, elle survient tous les 3 à 5 ans.”

A cause de l’effet du changement climatique, le style de vie des populations locales au nord du Kenya est menacé.

En général, la partie nord du Kenya présente quatre saisons: courte pluvieuse, longue pluvieuse, courte sèche et longue sèche. Sur une année normale, la saison sèche longue dure environ six mois et pour les pasteurs, ce n’est pas la sécheresse temps qu’il pleut à la fin de la saison. Cependant, s’il ne pleut pas au cours de la courte saison pluvieuse suivante, la saison sèche peut s’étendre jusqu’à 11 mois (ainsi dénommé année à sécheresse unique). Si la sèche dure plus de deux saisons des pluies, elle est considérée comme sécheresse pluriannuelle, et les moyens d’existence des résidents deviennent sévères. Sachant que les précipitations sont imprévisibles, les populations locales ne peuvent prévoir combien de mois ou d’années une sécheresse peut durer. Et lorsqu’elles réalisent qu’une sécheresse est survenue, il est déjà trop tard pour se préparer.
Dans le but de renforcer la résilience contre la désertification des pasteurs locaux, semi-sédentaires et sédentaires, le Gouvernement du Kenya a mis en œuvre le “ Projet de renforcement de la résilience communautaire contre la désertification au nord du Kenya” ou Projet ECoRAD de 2012 à 2015 avec l’appui de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA).

 

Informations sur le Projet

Cause typique de décès du bétail durant la sécheresse au nord du Kenya

La zone cible du projet ECoRAd comprend les comtés de Marsabit et Turkana au nord du Kenya. Ces deux comtés ont des régimes des pluies similaires avec des saisons pluvieuses courtes/longues et des saisons sèches courtes/longues. Durant la saison des pluies, les éleveurs ont tendance à garder le bétail près de leur village. A la fin de la saison des pluies et du début de la saison sèche, ils commencent à se déplacer vers les zones de pâturage en saison sèche où les pâturages et l’eau sont disponibles. Si le pâturage ou l’eau est épuisé dans la première zone de pâturage, ils se déplacent vers la zone de pâturage suivante. A la fin de la saison sèche, les éleveurs ramènent leur bétail à leur village natal, et y restent pendant toute la saison des pluies.
Pour une année normale, les éleveurs ramènent leur bétail à leur village natal avant l’épuisement des zones de pâturage en saison sèche. Cependant, lorsqu’il ne pleut pas à la fin de la saison sèche et que commence la sécheresse, les éleveurs se déplacent alors leur bétail vers la prochaine zone de pâturage tant qu’ils ont une prochaine zone vers laquelle ils peuvent aller. Cependant, s’ils n’ont pas où aller à cause de contraintes physiques ou territoriales, le bétail commence à mourir à cause du manque de pâturage et cela déclenche aussi des conflits avec les groupes ethniques voisins. Ceci entraine la perte de bétail en cas de sécheresse typique.

 

But et zone cible du projet

Le but du Projet ECoRAD était de renforcer la résilience des communautés de pasteurs contre la sécheresse dans les comtés de Marsabit et Turukana. Vingt communautés pilotes ont été choisies parmi les comtés qui composent la zone cible. Il y avait trois principales composantes techniques pour le Projet ECoRAD: Gestion durable des ressources naturelles, Amélioration de la chaîne de valeurs de l’élevage et la diversification des moyens d’existence. En plus, le développement des capacités des agents de l’Etat faisait aussi partie du schéma du projet. Le diagramme schématique du projet est présenté à la Figure 1.

Figure 1: Schéma du Projet ECoRAD

Autonomiser les communautés pour qu’elles prennent leur propre initiative afin de réduire les risques liés aux catastrophes

Populations locales participant à un séminaire sur l’Approche communautaire de gestion de la réduction des risques de catastrophes (CMDRR)  

Le Projet ECoRAD a adopté l’Approche communautaire de gestion de la réduction des risques de catastrophes (CMDRR), un processus selon lequel une communauté active s’engage dans l’identification, l’analyse et l’évaluation des risques de catastrophes, afin de réduire la vulnérabilité des populations et renforcer leurs capacités. Dans un processus CMDRR, les communautés bénéficient de facilitation et d’assistance pour mener une évaluation des risques de catastrophes, et définir une stratégie de réduction des risques et préparer un Plan d’action communautaire de réduction des risques de catastrophes. En plus, comme sous projets des trois principales composantes, plusieurs petits projets ont été mis en œuvre tels que la construction de forage/réservoir d’eau, la réhabilitation de barrage de sable, construction et mise à niveau de marchés au bétail, le projet d’élevage tournant de chèvres, et le projet de production de miel.

 

Pour plus d’informations, veuillez-vous référez aux manuels/rapports

Les manuels techniques de formation sont disponibles à partir des liens ci-dessous. Ils pourraient s’appliquer aux autres pays, dans les zones arides/ semi-arides.

Orientations
・[EG] Orientations pour le Renforcement de la Résilience à la Sécheresse des Communautés de pasteurs à travers une Gestion communautaire de la sécheresse ~ A partir de l’expérience du Projet ECoRAD de la JICA~※

Rapport
・[ENG] Le Projet de Renforcement de la Résilience Communautaire contre la Sécheresse au nord du Kenya Vol.1
・[ENG] Le Projet de Renforcement de la Résilience Communautaire contre la Sécheresse au nord du Kenya Vol.2
・[ENG] Le Projet de Renforcement de la Résilience Communautaire contre la Sécheresse au nord du Kenya Vol.3