[ETHIOPIE-SATREPS] Développement d’un cadre de gestion durable des terres de nouvelle génération pour lutter contre la désertification

#Erosion des sols #Gestion durable des terres

Résumé du projet

✔ POINTS CLES

Le projet de recherche vise à développer un cadre de gestion durable des terres pour l’Éthiopie, afin d’aider le pays à nourrir sa population croissante, tout en améliorant la gestion de l’érosion des sols

L’érosion des ravins dégrade les terres productives en Ethiopie (Source: https://www.jst.go.jp/global/english/kadai/h2801_ethiopia.html) 

La dégradation des ressources naturelles (terres, eau et végétation) est le problème environnemental le plus grave en Éthiopie. Parmi la dégradation des ressources naturelles, celle des sols est la plus alarmante.

En Afrique subsaharienne, l’Éthiopie est considérée comme l’un des pays les plus touchés par la dégradation des sols ; l’érosion des sols en est le principal responsable. À l’heure actuelle, on estime qu’environ 300 000 hectares de terre souffrent chaque année de l’érosion des sols. En outre, environ 1,5 milliard de tonnes de sol sont érodées dans tout le pays au même rythme. Si des pertes de sol aussi importantes se poursuivent de manière continue, les Plateaux d’Ethiopie pourraient perdre la quasi-totalité de leur sol superficiel dans environ 100 ans.

Les causes de cette dégradation des sols sont multiples : utilisation de méthodes de culture traditionnelles, choix technologique limité en matière de gestion durable des terres, modes de propriété des terres traditionnel et en évolution, et faibles niveaux d’investissement dans l’agriculture et l’élevage. L’effet dégradant de ces causes d’origine humaine est exacerbé par des facteurs naturels tels que la topographie abrupte et les précipitations érosives.

C’est dans ce contexte que le projet intitulé « Développement d’un cadre de gestion durable des terres de nouvelle génération pour lutter contre la désertification » est né. À compter de début 2017, le projet durera cinq ans et sera financé conjointement par l’Agence japonaise pour la science et la technologie (JST) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) dans le cadre du SATREPS (partenariat de recherche scientifique et technologique pour le développement durable), un programme du gouvernement japonais favorisant la recherche internationale conjointe.

Le projet vise un modèle de gestion durable des terres d’Ethiopie destiné à améliorer l’acceptation et la durabilité des interventions en intégrant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Les quatre réalisations spécifiques suivantes sont attendues : (1) des technologies pour réduire l’érosion des sols ; (2) des technologies pour accroître la productivité des terres; (3) des approches visant à améliorer les revenus et la participation des femmes et des jeunes ; et (4) l’élaboration d’un cadre et des lignes directrices de la gestion durable des terres de prochaine génération.

* Pour plus d’informations sur SATREPS, veuillez consulter le site.

Détails du projet

Quel est l’objectif du projet de recherche ?

L’objectif du projet de recherche est de proposer un cadre de gestion durable des terres de nouvelle génération intégrant des technologies efficaces pour réduire l’érosion des sols et améliorer la productivité des terres, tout en promouvant l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes.

En outre, le projet de recherche vise à développer une approche de gestion durable des terres* qui généralisera les technologies de gestion durable des terres** à développer dans le cadre du projet de recherche pour le bassin supérieur du Nil Bleu, en Éthiopie et d’autres terres arides à travers le monde.

* Approche de développement durable des terres : méthodes et moyens utilisés pour promouvoir et mettre en œuvre une technologie de gestion durable des terres donnée, que ce soit par le biais d’un projet, d’un système autochtone ou d’une initiative locale (WOCAT).
** Technologie de développement durable des terres : mesures agronomique, végétative, structurelle ou de gestion appliquée sur le terrain.

Quelle est la structure du Projet ?

Le projet a été mis en place selon une structure multidisciplinaire dirigée par l’Université japonaise de Tottori avec la collaboration active d’institutions universitaires japonaises – l’Université de Shimane et l’Université de Tokyo – et l’Université Bahir Dar en Éthiopie. Des organisations basées en Éthiopie sont également impliquées, notamment l’Institut de recherche agricole Amhara, le Centre des ressources en eau et en terre et le Ministère de l’agriculture. La structure couvre divers domaines académiques (sciences du sol et des plantes, agronomie et sciences de l’élevage, écologie et socio-économie) afin de résoudre les problèmes.
Sous cette structure multiforme, le projet vise à développer des technologies de gestion durable des terres adaptées à chaque situation sur trois sites du projet en testant et évaluant quantitativement les effets des mesures de lutte contre l’érosion des sols. En outre, le projet proposera un cadre de gestion durable des terres qui permette aux agriculteurs, en particulier aux femmes et aux jeunes sans terre, de prendre les devants dans l’appropriation et la diffusion de la gestion durable des terres.

Jusqu’à présent, plusieurs expériences ont été menées dans chaque thème.

(1) Technologies to reduce soil erosion

Étude du profil de l’érosion du ravin (Source: https://www.jst.go.jp/global/kadai/pdf/h2801_h29.pdf (Japonais))

Dans chaque petit bassin, le profil de l’érosion du ravin a été déterminé dans le cadre de l’étude sur l’érosion du sol.

 

 

 

 

 

 

 

 

Parcelle expérimentale d’écoulement des sols (Source: https://www.jst.go.jp/global/kadai/pdf/h2801_h30.pdf (Japonais) )

Afin d’établir la technologie de culture permettant de contrôler l’érosion du sol, le rendement des cultures de teff * a été mesuré en pulvérisant du coagulant, du gypse et de la chaux sur la surface du sol dans une parcelle expérimentale d’écoulement du sol installée dans un petit bassin d’Abaga Lima

 

* Teff: culture vivrière de base en Ethiopie et en Erythrée (http://www.fao.org/traditional-crops/teff/en/)

 

 

 

(2) Technologies pour augmenter la productivité des terres

Pour évaluer le pâturage du bétail, la biomasse végétale a été quantifiée à l’aide d’une cage mobile et d’un compteur à plaques. La consommation en pâturage de bovins en liberté a été estimée à l’aide d’un compteur.

(Left) Cage mobile pour quantifier la biomasse végétale (Right) Vache laitière avec un compteur de broutages (Source: https://www.jst.go.jp/global/kadai/pdf/h2801_h30.pdf (Japonais) )

Le projet de recherche est en cours et devrait s’achever en 2021 avec le cadre d’une gestion durable des terres de nouvelle génération, ce que l’Ethiopie et le monde entier attendent avec impatience. Nous ne pouvons définitivement pas perdre de vue l’avancement de cet ambitieux projet de recherche !

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site officiel